
Le 4 mars 2026, la Commission européenne a adopté l'Industrial Acceleration Act (IAA).
Ce n'est pas un texte de plus. C'est un changement de paradigme.
Le constat de départ est brutal : la part du manufacturier dans le PIB européen est passée de 17,4 % à 14,3 % en 25 ans. Face à la Chine qui subventionne massivement et aux États-Unis qui ont leur IRA, l'Europe répond enfin avec une loi industrielle offensive. Ce que l'IAA change concrètement :
Un label "bas carbone" — vos produits décarbonés pourront enfin se différencier officiellement sur les marchés publics. Pour ceux qui ont investi, c'est un avantage concurrentiel direct.
🇪🇺 Le "Made in EU" devient critère d'attribution — acier, ciment, aluminium, véhicules, batteries, solaire. Si vous n'êtes pas en Europe, vous pouvez être exclu des marchés publics et des aides d'État.
Les IDE de plus de 100 M€ sont conditionnés — transfert technologique obligatoire, 50 % minimum d'emplois européens. La sous-traitance low-cost chinoise dans vos secteurs stratégiques devient plus difficile à financer.
Le permitting accéléré — guichet unique numérique + zones d'accélération industrielle.
Enfin. Ce que cela signifie pour les entreprises françaises : Les industriels de l'acier (ArcelorMittal, Aubert & Duval), du ciment (Vicat, LafargeHolcim), de l'automobile (Stellantis, Valeo, Forvia), de la chimie (Arkema, TotalEnergies) et des batteries (Verkor, Carbon) ont une fenêtre d'opportunité — à condition d'anticiper maintenant.
Les retardataires risquent l'exclusion des marchés publics européens. Le règlement doit encore être négocié. Mais les orientations sont claires. Ceux qui préparent leur stratégie aujourd'hui seront les gagnants de demain.
Avez-vous déjà audité votre empreinte carbone produit ? Êtes-vous en capacité de prouver votre origine européenne sur vos composants clés ?